Notre part sauvage

La présence du loup sur notre territoire d'où nous l'avions chassé il y a quelques décennies provoque des tensions et des prises de positions radicales de part et d'autre. Le retour des prédateurs nous amène à réfléchir sur notre propre rapport au sauvage et cette reflexion semble dépendre de la distance où l'on se situe par rapport à la frontière sauvage/domestique.

La proximité de cette frontière la rend plus poreuse, le sauvage y hante encore un monde où l'homme et l'animal domestique ont gardé la mémoire des temps où l'homme lui-même ne s'était pas coupé de sa nature sauvage.